Sur le circuit Bugatti du Mans a eu lieu les 18 et 19 mars 2016, l’Exclusive Drive.

Cet événement particulier est à mi-chemin entre le track-day classique et un mini salon dédié aux sportives.

D’un côté donc, des constructeurs qui nous permettaient d’essayer leurs dernières sportives sur le circuit (possible aussi sur route), mais surtout côté volant : Clio RS Trophy, Mercedes AMG GTs, Aston-Martin Vantage GT12, Jaguar F-Type SVR, Audi R8, BMW M2 et M4… et Mini F56 JCW !

Il y avait aussi la possibilité sympa de monter en passager dans de vraies voitures de course : Clio-Cup, Porsche GT3-Cup, SLS GT3, Pescarolo LMP2 et LMP1… Pas de doute : nous sommes au Mans !

Que du beau monde donc, mais vous le comprendrez un peu plus bas, pris par le timing nous n’avons eu l’occasion de ne faire que l’essai circuit de la nouvelle F56 JCW. Saluons d’ailleurs l’accueil par le Team Mini : Conseils de pilotage et de réglages, café et prêt de casques pour les plus étourdis.

L’autre aspect d’Exclusive Drive, ce sont les Gentlemen Drivers. Là, uniquement des voitures d’exception conduites par leurs propriétaires : Porsche, Lotus, McLaren, Aston-Martin, Ferrari, BMW Motorsport, Audi S&RS, AMG, NissanGTR, Chevrolet, Ariel, Caterham… Nous en oublions surement vu la diversité du plateau.

Nous oublions d’ailleurs les principales : Les New-Mini Cooper S et JCW sont éligibles ! Une dizaine de toutes générations étaient présentes. Notre Camdy était venue se dégourdir les roues pendant 6 runs de 20 minutes, répartis en 2 sessions de 3 runs de suite. Chacun des 3 runs qui se suivaient était séparé par un retour au stand et 15 min de pause avant de repartir… Le timing fut assez respecté malgré un peu de retard dû à des sorties de piste. C’est d’ailleurs pour cette raison que nos deux derniers runs se sont transformés en un double relai de 40 min, avec un drive-trought..

Remonter ces stands mythiques… …Nous sommes bien au Mans !

Seuls les pneus commençaient à fatiguer lors des deux derniers tours de ce long relais final mais pour le reste, nous avons été bluffés par la fiabilité ; pourtant parfois critiquée ; de notre Cooper SN18. Pendant 175km de circuit parcourus à 22,5L de moyenne : Pas un soucis de surchauffe, pas un voyant. Je précise que la voiture est en configuration usine (à part les plaquettes et disques de freins EBC) et affichait presque 120 000 km au compteur, était en pneus route (Continental Sport Contact 5) et en suspension Sport d’origine.

Conseils prodigués au stand Mini ? Niveau d’huile au maximum, pneus descendus à 2,1 bars, faire chauffer la mécanique et les freins lors des 2-3 premiers tours de chaque session et respecter le tour de refroidissement. Concernant l’expérience de conduite, que dire ? D’abord, la présence de Mini à cet événement n’est pas seulement légitimisé par l’esprit de la Mini Marcos engagée, il y a 50 ans, lors de la classique Mancelle de 1966. Les Mini ont leur mot à dire sur piste !

C’est sûr, ce n’est pas dans la ligne droite, mais dans la partie intérieure du Bugatti, plus technique : On freine plus tard, comme les Lotus, et on tend les trajectoires au maximum. Quelques propriétaires d’Aston et de Maserati, et même un Cayman S et une F355 s’en rappellent encore !

La loi des chevaux vapeur reprend ensuite le dessus mais ce n’est pas pour autant désagréable : se faire doubler par une Mc Laren 650 S Le Mans et un proto Pescarolo avec la passerelle Dunlop en toile de fond… nous sommes bien au Mans!!!

Quoi ? Nous nous répétons ? Enfin, on a adoré donc on reviendra. On reviendra un vendredi, en prenant un peu moins de roulage avec notre voiture pour tester plus de sportives. On reviendra pour pouvoir rouler de nuit sur le circuit. On reviendra pour pouvoir ensuite filer « tranquillement » du côté des Hunaudières, de Mulsannes et d’Arnage. On reviendra, pour se sentir encore un peu plus dans l’ambiance de la plus grande course du monde. On reviendra car nous sommes bien au Mans.

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